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Jeanne-et-Nicolas blablateuse professionnelle


Inscrit le : 07 Juil 2006 Messages : 504
 | Sujet: Profitons de la promo... Mer 27 Sep à 8:05 | |
| vincent & Miossec en couv' des Inrocks cette semaine... Et aussi la seconde partie du CD de la rentrée avec notamment Jeanne Cherhal, Brigitte Fontaine, Arthur H. Le lien pour la couv: http://www.lesinrocks.com/fichiers/sommaire/couve_565.pdf _________________ *-*-*-*-*-*-* En fait c'est plus généralement Jeanne... |
|  | | Perrine Wonder-bouche


Inscrit le : 08 Mai 2005 Messages : 792 Localisation : Allemagne
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Mer 27 Sep à 12:56 | |
| Oui, Profitez de la promo! Achetez les Inrocks et savourez toutes les infos sympa-tout-chouettes de la semaine. Et la semaine est riche! -Prochaines chroniques lycéennes sur, entre autres, Dominique A , Abd Al Malik , Arman Méliès ... -Après les Bobos de Renaud, sortiront les Babas de la nouvelle Brigitte Fontaine ave des cheveux, et c'est franchement plus excitant! - Une interview croisée (trop tendance, et pas toujours bien exploitée-cf Epok avec Abd Al Malik, même moi, j'aurai fait mieux...) de Delerm et Miossec, et des chroniques des deux. -Asia Argento dans les prochains films de Gatlif , et Assayas ... -Jean Benoît Dunckel (moitié de AIR) sort un album solo! -Kaolin sort un disque qui m'intrigue... et les extraits me plaisent. -Andrew Bird nous offrira enfin un DVD promis depuis si longtemps, et un nouvel album plus rock au printemps 2007. -L'album posthume d'Ali Farka Touré est sublime! et l'article le confimre. -Critique sur le nouveau Jonathan Safran Foer!! écrivain qui nous illumine. -Les coups de coeur de mon coup de coeur: Piers Faccini. -Le disque! avec quelques titres intéressants: Kaolin , Jeanne Cherhal (qui évolue agréablement vers la pop), Brigitte Fontaine , Seb Martel!! (sur un texte de Franck Monnet magnifique et très poignant...), Arthur H et les temps sont chauds!(à Miami...ah Miami...)
Tout ça peut vous avoir alléché, sinon vous n'êtes pas obligés d'acheter les Inrocks, je les ai lus pour vous... _________________ J'trouve pas l'pôle |
|  | | Jeanne-et-Nicolas blablateuse professionnelle


Inscrit le : 07 Juil 2006 Messages : 504
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Mer 27 Sep à 14:27 | |
| Dans 20 mn, http://www.20minutes.fr/articles/2006/09/25/20060925-culture-Vincent-Delerm-Oui-je-le-confesse-je-suis-bobo-a-fond.php
Interview de Vincent Delerm, chanteur.
Avec cet album vous semblez prendre un virage pop...
Mon premier album dégageait une tonalité cinéma avec Fanny Ardant, le deuxième une atmosphère pluvieuse, très anglaise... Là, c'est l'été qui s'est imposé et l'énergie pop favorisait le côté solaire et aérien du disque.
Cet album baigne dans une atmosphère très années 1970. Auriez-vous aimé vivre à cette époque ?
Non, je suis bien dans l'époque qui a aboli le service militaire obligatoire. Mais il paraît que Ségolène veut le rétablir...
Une de vos chansons, Sépia dans les doigts, vise ceux qui ont la nostalgie de la France d'avant ...
Oui, ça correspond à des trucs dans l'air, comme le fait de dire que les instituteurs, avant, savaient faire leur métier. Contrairement à ces crétins de profs d'aujourd'hui qui n'ont aucune autorité. C'est un peu énervant. Il suffit de relire une carte postale du début du siècle il n'y a pas trois mots écrits sans faute d'orthographe.
Vous chantez « T'as pas la dégaine de Miss Aquitaine, T'as pas le cerveau de la dame avec un chapeau.” Pourquoi cette « pique » contre Madame de Fontenay et ses Miss ?
Cette fois, je ne cite aucun nom ! D'une façon générale, je trouve obsolètes les concours où on élit, comme au Salon de l'agriculture, la plus belle vache. La perfection du physique c'est quelque chose qui vous est donné. Donc il faut faire profil bas.
Dans sa chanson Les Bobos, Renaud vous cite en référence. Votre réaction?
En plus, je suis le premier cité. ça, c'est la gloire ! Il m'avait montré sa chanson avant, c'était très classe de sa part. Et comme on s'entend bien, on a eu l'idéed'une pub croisée pour la sortie de nos deux albums, de dire un peu du mal l'un de l'autre. En gros je lui demande : « A quand ta tournée d'adieu ? » et lui me répond : « Alors c'est ça la nouvelle scène française ! »
Finalement, êtes-vous un bobo ?
Si les bobos ce sont des gens qui font du vélo, choisissent le tri sélectif, mangent des légumes...Alors oui, je le confesse, je suis bobo à fond.
Photo issue du figaro _________________ *-*-*-*-*-*-* En fait c'est plus généralement Jeanne... |
|  | | Masako catégorie Bukowski !


Inscrit le : 12 Avr 2005 Messages : 1552
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Mer 27 Sep à 15:25 | |
| Merci Jeanne !  _________________ La vie c'est pas si compliqué tu sais |
|  | | CaroD Langue pendue


Inscrit le : 20 Avr 2005 Messages : 255 Localisation : XVIIIe arrondissement de Paris
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Mer 27 Sep à 19:34 | |
| Article dans le prochain "Sensitif" (je doute que vous connaissiez ce jeune journal spécial gays parisiens !) :
« Les piqûres d’araignée » Vincent Delerm
A en croire les mauvaises langues, le « Delerm » est un trentenaire parisien, pianiste, à la voix insupportable et qui raconte immanquablement des trucs ennuyeux comme « on pourrait aller prendre un verre, rue de la Muette, il paraît qu’c’est chouette ». Certes, il y a dans ce portrait-robot, une part de vérité… Mais voilà, il faut savoir mettre fin aux raccourcis car le Delerm, volume 3, d’une grande qualité, n’est pas identique aux autres. Techniquement, sa voix a évoluée, elle est plus travaillée et ses sons sont moins creusés. L’orchestration, quant à elle, est sérieusement enrichie, notamment d’instruments improbables tel que le « hallå » qui rappelle que l’album a été enregistré et mixé en Suède sous la direction de Peter Von Poehl. S’agissant des textes, Delerm a toujours ce sens inné pour raconter des histoires qui nous ressemblent. Il sait évoquer les choses simples, graves ou futiles, à travers un angle totalement novateur : la séparation d’une famille à travers une affiche du Grand Palais (29 avril au 28 mai), le fait d’oublier de dire je t’aime parce qu’on est pris par le temps (J’t’ai même pas dit), l’influence que peut avoir sur nous un joli soleil (Il fait si beau : « si beau ce matin que je pourrais faire la cour à Christine Boutin » !). Dans cet album, Delerm s’engage davantage en dénonçant le côté « c’était mieux avant » de notre France : « Tiens ça repart à l’envers, porte-plume d’écolière, maréchal nous voilà, du sépia plein les doigts ». En bref, dans ce troisième opus, haro sur les clichés, Vincent fait indéniablement du « Delerm » mais il sait se renouveler avec subtilité tout en confirmant son talent d’interprète et son goût du détail. En concert à la Cigale du 21 au 25 novembre.
Johann Leclercq _________________ ...quand ses rondeurs douillettes s'endorment sous sa couette... |
|  | | Jeanne-et-Nicolas blablateuse professionnelle


Inscrit le : 07 Juil 2006 Messages : 504
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Jeu 28 Sep à 14:19 | |
| Le nouvel album de Vincent Delerm Sans pour autant occulter les "anciens", lanouvelle scène française connaît unsuccès certain auprès des gens de tout âge. Qu’on soit adolescent, trentenaire, qu’on ait la cinquantaine ou qu’on soit retraité, on se sent forcément concerné par un des textes de Cali, Bénabar, Benjamin Biolay ou encore Vincent Delerm, qui sort cette semaine son nouvel album.
Après un premier album éponyme en 2002, puis un second opus en 2004 intitulé Kensington square, Vincent Delerm revient dans les bacs lundi 25 septembre avec un troisième et nouvel album : Les piqûres d’araignée. Le regard fuyant sur la pochette de son premier CD, absent sur celle du second, il est présent et affirme son regard sur la pochette de ce nouvel album où il arbore une sorte de sourire jocondesque, à la fois mystérieux mais bien présent. Un sourire qui en dit beaucoup, sorte de "je suis de retour !", clin d’oeil aux fans et à ceux qui le sont moins...
En effet, Vincent Delerm ne fait pas l’unanimité. Adoré par certains pour sa poésie, son style, son écriture, son atmosphère, ses mélodies, il est aussi détesté par d’autres pour sa voix (parfois jugée trop faible), sa tendance au name-dropping (utilisation fréquente de noms propres dans ses chansons) et son style pseudo intellectuel.
Or il n’en est rien, loin de se prendre au sérieux, Vincent Delerm n’hésite pas à se tourner en dérision, notamment dans ses concerts et il nous en donne une fois de plus l’exemple au travers du titre de l’album Les piqûres d’araignée. Car en commençant l’écoute de ce nouvel opus, on est d’emblée touché par la légèreté ambiante et parfois apparente des textes et de la musique enjouée. Cependant, au fil des écoutes des treize nouvelles chansons que Vincent nous propose, c’est le même jeune garçon plein de souvenirs semblables aux nôtres qu’on retrouve !
Vincent Delerm l’avoue lui-même, c’est un album où il s’est moins impliqué personnellement, ce qui lui a permis de prendre de la distance, d’où le style quelque peu différent par rapport aux deux albums précédents. En se promenant sur les forums Internet consacrés à Vincent, on observe cependant que ce recul ne rebute pas tous ses fidèles, ce qui ne veut pas dire que certains ne soient pas déçus !
Les piqûres d’araignée est un album différent mais réussi que pourront apprécier les delermiens. En revanche, ceux qui décident de découvrir Vincent en achetant ce dernier CD ne pourront se faire un avis sur la personne et sa musique qu’en écoutant aussi les deux premiers albums, bien plus personnels et intimistes...
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|  | | Jeanne-et-Nicolas blablateuse professionnelle


Inscrit le : 07 Juil 2006 Messages : 504
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Jeu 28 Sep à 14:25 | |
| Bon ca va faire pas mal de lecture, mais il faut bien ça pour les longues soirées d'hiver...
Dans Libé
On a tant reproché à Vincent Delerm son côté Ikea que c'est presque une provocation d'avoir enregistré son nouvel album en Suède. Ce qu'il a fait là-bas devrait pourtant calmer les gorges chaudes. Sous l'oeil de son producteur, le chanteur et guitariste Peter von Poehl, par ailleurs auteur du bel album Going to Where The Tea-Trees Are , il a déjoué un système lui assurant depuis cinq ans un succès tranquille. A 30 ans, un peu jeune pour compter ses points retraite, Vincent Delerm a en partie renoncé à toute sa base de noms propres référents qui était le matériau de ses deux premiers albums studio, de son DVD live au Bataclan et de sa pièce au théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées : soit une extrapolation du Je me souviens de Perec, de la chanson de Souchon, de la «petite musique» de Modiano ou, plus près, de la Première Gorgée de bière de son écrivain de père Philippe Delerm. Ecran de protection. Un jour, dans un train, le fils est tombé sur un article le concernant. Cela s'intitulait la Première Gorgée de soupe. Facile, ça fait mal sur le moment, mais Vincent Delerm jure que ce genre de bon mot vous donne des ailes pour vous surpasser. «Avec mon premier disque, j'ai été ce truc de la nouveauté sur lequel les médias se fixent pendant un an. Les gens ont envie de voir le corps qui est lié à ça. Puis, certains se sont demandé : pourquoi lui, avec cette voix, ce piano et cette vie si peu dingue dans les chansons ? En rencontrant ces journalistes, je me suis surpris à voir des types qui portaient la même veste que moi.» Chant et jeu de piano tout aussi limités : on peut reprocher beaucoup de choses à Vincent Delerm, mais pas d'avoir créé une rupture avec une chanson qui confond trop souvent la musique avec une compétition sportive. On a pu par exemple regretter qu'il se retranche derrière une habilité au style. Cette façon de jeter un sourire toutes les deux phrases pour désamorcer une émotion, que Vincent Delerm souhaite désormais aborder au premier degré. «Ces détails triviaux ou dérisoires, c'était comme anticiper les blagues qu'on aurait pu faire sur moi», dit-il, même barbe de trois jours et même coiffure désordonnée. Rythmique. C'est une chanson écrite pour la Canadienne Lhasa sur l'album de duos du label Tôt ou Tard (2005) qui l'a conduit à ôter son écran de protection : l'Echelle de Richter, une ballade sans trop de références, pour qu'on comprenne bien de quoi il s'agit, au pays de la chanteuse. Puis, d'octobre 2005 à février 2006, Vincent Delerm a écrit treize titres sur le même mode. Soutenues par le contre-chant de sa compagne, ces joyeusetés amoureuses laissent briller un vernis en apparente contradiction avec le titre du disque, les Piqûres d'araignée. Car, ici, peu de démangeaisons, peu de venin distillé même les souvenirs de Naples ou d'ailleurs ne recèlent aucune amertume. Il faut attendre la moitié de ce troisième album pour que se pose cette douce mélancolie qui rend le chanteur finalement si unique dans la façon qu'il a, comme Chabrol, de traiter le caractère sourdement dépressif de la bourgeoisie. On l'entend un peu dans Marine, duo avec Peter von Poehl à propos d'un amour en commun, et davantage dans Ambroise Paré, une poignante visite à l'hôpital. Dans la première partie enlevée des Piqûres d'araignée, Peter von Poehl a calqué les batteries, orgues et guitares de son propre album sur l'esprit Rive gauche de Vincent Delerm. «Je voulais qu'on construise autour de la rythmique, explique le chanteur, que ça tournicote quelque chose de léger, d'espacé dans le son. Mes précédents disques supportent mal d'être en fond sonore. J'avais ce défaut que l'univers des chansons passe au second plan. Je tenais à ce qu'on les comprenne bien. Finalement, solliciter une attention entière au texte laisse une marche de manoeuvre assez mince à l'auditeur.» Il y a pourtant du piano tout au long des Piqûres d'araignée. Mais ce n'est pas ce qu'on remarque en premier. Avec ces vieux sons d'orgue qui feraient revenir François de Roubaix, ces sifflements de sous la douche, ces breaks de batterie de premier communiant et tous ces «chalala» à la Vladimir Cosma, on se croirait dans une comédie du samedi soir avec Jean Rochefort et Anny Duperey. Voici l'audace d'un disque «solaire» qui évoque les villes et les campagnes françaises comme elles n'existent plus depuis les années 70. Un esprit pop que Delerm croise avec ses compagnons de duo, Peter von Poehl, donc, et Neil Hannon, de Divine Comedy. Delerm appartient à cette classe de nostalgiques qu'honorait François Truffaut. Et qui n'a rien à voir avec le passéisme refourgué depuis par la télé-réalité. Il est né du vote de contestation de la Star Academy . Sur les Piqûres d'araignée, toujours en opposition avec la télé-réalité, il dénonce ce commerce du «c'était mieux avant» de IIIe République avec ses pensionnats à taloches, ses pouët, pouët ! et ses «Maréchal nous voilà !», pendant qu'on y est. Avec Du sépia plein les doigts, il signe sa première chanson énervée sans tomber dans les facilités d'un autre célèbre chanteur énervé. On croyait connaître Vincent Delerm, on le découvre. _________________ *-*-*-*-*-*-* En fait c'est plus généralement Jeanne... |
|  | | Perrine Wonder-bouche


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 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Jeu 28 Sep à 17:34 | |
| Sur Musiqualité Vincent Delerm "Les piqûres d'araignées"
Après Kensington Square, le Français revient avec un troisième album enregistré en Suède. Delerm s’y montre sous un nouveau visage : celui d’un révolté corrosif.
Il a ce truc dans la voix qui a le don d’irriter, un maniérisme chabadabada à s’arracher les cheveux et ce je ne sais quoi de bobo horripilant. Vincent Delerm, c’est tout ça, et à ne pas y prendre garde, on le cataloguerait un peu trop vite dans la catégorie « chanteur sans voix ». C’était sans compter sur Les piqûres d’araignées. Sous son indolence fleur bleue, l’animal a glissé une couche de causticité qui se révèle redoutablement jubilatoire. Il a râpé son image de fils de bonne famille, a aiguisé sa plume et pris de la graine de Renaud. Exemple, sur Sépia plein les doigts :
« A quoi elle pense, en s’endormant Cette jolie France, confiture bonne maman Elle pense pareil, pareil qu’hier Avant Simone Veil, avant Badinter ».
Le même vent de critique grivoise souffle sur le reste de son album. Le musicien joue avec les images, balance son fiel contre les (fausses) belles prétentieuses et les clichés romantiques. Delerm se lâche et dénonce, dresse l'inventaire de ce qui le révolte, provoque. Autant de balades du genre « acides sous le sucré », plus premier degré que ses premiers albums, qu’il a enregistrées en Suède avec Peter Von Poehl. Et l’air des Fjords lui a réussi. Fini le minimalisme piano-voix, batterie et percus ont rejoint ses titres, pétris d’une nouvelle musicalité pop. Delerm pousse sa voix, chante (presque) bien, et a même réussi à enregistrer un duo avec Neil Hannon, le chanteur de The divine comedy. Joli coup. Il faut bien l’avouer : on pensait en avoir fait le tour, mais le french boy s'avère doué. C’est peut-être ce qui énerve le plus chez lui.
Aena Léo _________________ J'trouve pas l'pôle |
|  | | Jeanne-et-Nicolas blablateuse professionnelle


Inscrit le : 07 Juil 2006 Messages : 504
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Lun 2 Oct à 8:40 | |
| Dans les Inrocks:
Cette semaine, Vincent Delerm a sorti Les Piqûres d’Araignée, son très beau troisième album réalisé avec le Suédois Peter Von Poehl. Nous l’avions rencontré à la fin du mois d’août, l’occasion de parler de ses nouvelles chansons. En prime, découvrez le clip du single Sous les avalanches, avec la participation du vénérable Jean Rochefort…
FICHE ARTISTE
AUDIO/VIDÉO Sous les avalanches [Vidéo HD] LIRE ÉGALEMENT [Disque] Les Piqûres d'Araignée
VOTRE AVIS ? 0 message(s)Poster Comment s’est déroulée cette collaboration avec Peter Von Poehl ? Peter est venu écouter mes chansons. J’avais un peu les jetons parce que j’ai toujours fantasmé à l’idée de bosser avec ce genre de musicien et qu’en même temps je parle vraiment mal anglais… Lorsque The Divine Comedy m’avait invité au Rex, on m’avait dit « bah tiens tu pourrais bosser avec lui » mais c’était des trucs un peu forcés comme ça, des trucs que tu arrives à obtenir mais bon. En fait j’avais failli bosser avec les types de Madness qui étaient en tournée en France, mais finalement la rencontre ne s’est pas faite. Après j’ai entendu l’album de Peter et ce qui m’a vraiment marqué c’est ce son de batterie, le fait qu’il faille mettre l’album un peu fort pour qu’il soit au niveau des albums qui se font aujourd’hui… Un truc avec un peu de souffle. En France il y a la peur du souffle, on veut des trucs assez cliniques, un peu froids. A ce moment là Peter n’était pas encore signé chez Tôt ou Tard, je l’ai appelé et lui ai proposé de lui jouer mes chansons au piano, à un moment où je pensais vraiment arrêter le piano. Et il a dit « ah mais non faut laisser le piano voix ». Je ne savais pas trop si c’était parce qu’il était poli ou pas. Il m’a dit « Par contre si tu veux ce son de batterie, il faut qu’on aille dans le studio où j’ai enregistré, retrouver la même pièce et le même batteur ». Donc on est partis là bas.
Comment était cet endroit ? Cela parait très exotique lorsqu’on dit qu’on a enregistré en Suède, alors qu’en fait c’est très facile d’y aller. Copenhague tu y es en deux heures et après t’as 20 minutes de train pour aller à Malmö. Donc en fait c’est quand même très près. Ce qui était spécial c’était de travailler avec des gens qui ne parlent pas du tout français, qui ne comprennent rien aux textes. C’était donc un projet uniquement musical. On a fait une première semaine qui était censée être une semaine d’essai, on a enregistré basse piano batterie et puis on est revenus pour rajouter des guitares, des vibraphones et tout ça. Ca a été hyper rapide en fait, dans un vrai no man’s land, dans la campagne. Je suis quand même quelqu’un de peu aventurier, ça n’était pas évident de me retrouver avec des gens qui ne connaissaient pas les chansons, sans avoir écrit aucun arrangement avant. Sur les albums précédents c’était le contraire, il n’y avait aucun arrangement non pré écrit. Et donc c’était une tout petite équipe, parce que le type du studio joue de la basse aussi. Donc on était quatre, avec le droit à l’erreur. C’est un truc très suédois, le fait de dire « ok c’est pas parfait, mais c’est bon cette prise, on la garde», un truc qu’on a moins ici, parce qu’on cherche vachement la perfection. Là c’est un truc presque bio, par exemple sur 24 avril au 28 mai la batterie et le piano ne sont pas du tout en place mais c’est très humain. (rires). Le piano est vraiment à la ramasse par rapport à la batterie et à un moment donné on a essayé de le recaler et puis on s’est dit non finalement.
Sur le DVD qui relate l’enregistrement, à Paris, de ton album précédent, tu sembles très sérieux. Tu ne donnes pas l’impression de passer un moment ludique… Non mais en Suède c’était pas hyper fun non plus. Je ne m’amuse pas tellement en studio ça c’est sûr…C’est un temps assez réduit, tu sais que pendant deux ans on va t’en parler, qu’il faudra revenir sur ça. Comme je ne suis pas un mec « cool », ce n’est pas évident. Si on faisait le making of, il y aurait quand même des moments où on se marre, mais disons qu’on se poursuit pas en s’aspergeant de flotte. Et puis ce n’était pas dans le tempérament des gens qui étaient là non plus... Mais j’adore ce truc là, ce côté pince-sans-rire, le fait de faire seulement quelques allusions qui font marrer les gens. Par contre au début, comme je ne parle pas bien anglais, j’avais peur vraiment qu’il n’y ait pas d’humour, je me disais « oulala si y a juste mon apparence ils vont croire que je suis vraiment pas drôle ». Mais on a trouvé des codes. Après, le Suédois c’est une langue où tu ne peux pas prendre juste un mot, car tu ne comprends rien. Donc parfois ils se marraient et moi je me mettais à rire avec eux et après je réalisais que c’était complètement stupide parce qu’ils voyaient bien que je n’avais compris aucun mot. Et puis il y a d’autres cas de figure, il y a des gens qui vont en studio plusieurs fois dans l’année, qui apportent quelque chose, qui reviennent, qui rajoutent etc. Moi j’ai toujours ramassé ça dans une période, avec un sentiment que c’était important, qu’il y avait une petite tension. C’est une très grande excitation, mais d’un certain genre (rires).
Est-ce que c’était facile de travailler avec Peter ? Oui, et puis je suis assez chiant, il y a des trucs que je refuse. Par exemple sur le titre Marine, c’est un désaccord avec Peter, sur le pont il y avait un truc de basse qui était très musical mais qui me renvoyait un truc un peu masturbatoire… Ca glissait comme ça sur la basse, et c’était pas possible. (Rires). J’aurais rougi en l’écoutant… Du coup cette basse est une basse très droite, presque frigide.
Dans la chanson Kensington Square tu parlais d’un homme qui rentre chez lui après une soirée avec une femme et qui, sur son lit, se dit tout haut à lui-même « c’était une excellente soirée ». C’est un peu la même l’idée qu’on retrouve aujourd’hui dans le guilleret J’t’ai même pas dit. Disons que le fond est identique, mais la forme beaucoup plus légère… Disons que c’est moins littéraire… Kensington était quand même très littéraire, ça commençait par : « Alors vous avez emprunté… », un truc presque dominicain. Pour le premier album, j’avais été plus exposé que je ne pensais, donc après on avait fait cette pochette assez fermée. Du coup là c’est un peu le contre-pied. Ca y est j’ai trente ans, depuis le temps qu’on me dit que je suis un chanteur trentenaire... Ca me faisait chier chanteur trentenaire quand j’avais 25 ans, c’était pas vrai, c’est pas pareil 25 et 30 ans, c’est un concept un peu con mais c’est comme ça. Là je voulais que ce soit un album plus solaire, un album qui tourne beaucoup, notamment grâce au son de batterie. Ce qui est marrant c’est que la batterie de Peter sonne très indé sur mes chansons qui sonnent très variété française des années 70. J’en suis super content en fait, c’était un pari que j’avais fait. Mais c’est vrai que je voulais un album lumineux, que l’idée d’été soit beaucoup plus présente. Dans Kensington il pleut beaucoup, Le Baiser Modiano c’est sous la pluie, la chanson Kensington Square elle suinte un truc un peu comme ça aussi… Gare de Milan, elle n’est pas très joyeuse non plus, un titre qui faisait allusion à une séparation que j’avais eue. Sur le premier album, les chansons qui avaient marché c’était les chansons les plus youpi youpla, comme Fanny ardant, Tes parents etc. Du coup je me disais que je n’avais pas envie d’être le rigolo de service. Je suis donc allé au bout d’un système un peu classieux, avec plein de cordes, un tempo particulier. Et vu que ça, c’était fait, je suis revenu à un truc plus proche, dans l’esprit du premier album, même si l’écriture n’a rien à voir.
L’écriture est plus simple… Là il y a un côté « Faisons des chansons sans avoir peur de passer pour un crétin ». Une chanson comme J’t’ai même pas dit c’est une chanson très simple, qui se fredonne. Je voulais un truc pas forcément joyeux mais solaire. Faut pas déconner non plus (rires). Il y a des trucs solaires qui me touchent vachement, La Collectionneuse de Rohmer par exemple, un mec, l’été dans une maison… Il ne se jette pas dans la piscine en faisant un salto arrière mais en même temps c’est un truc très fort, l’été à la scandinave. En France, la vision qu’on a de l’été et des vacances, c’est l’éclate, un truc assez collectif : aller sur la côte, qu’il y ait du monde. L’idée de solitude sur des lieux d’été est assez rare, et tout de suite liée au mec qui aime bien se balader à Ostende, sur les plages du nord. C’est Le Baiser d’Alain Souchon. En Suède on s’est retrouvés dans cette ambiance, on a commencé sous la neige et à la fin il fait beau.
Tu connaissais le pays ? La Suède ne me faisait pas peur, j’y étais déjà allé. C’est un pays que mes parents adoraient. Il y a une tradition de peinture en Suède avec des mecs qui sont devenus un peu fous à force de vouloir être heureux, mon père a écrit un bouquin là-dessus, sur cette recherche du bonheur, voire cette non peur du bonheur. Un concept qui fait très peu en France où on a plutôt l’idée qui dit que le bonheur une autoroute. On a les théories de Gainsbourg comme quoi le bonheur n’a aucun intérêt, comme quoi la grande aventure c’est le malheur, le désespoir les ruptures. Si tu fais une chanson de rupture, tu es protégé d’avance, personne va aller te dire « ta chanson est vilaine » parce que bon tu te dis « le mec il s’est déjà fait plaquer, si en plus je lui dis ça… ». Alors que si tu fais une chanson en disant « bon bah là en ce moment ça va bien, mon couple fonctionne » tu prends des risques. D’ailleurs c’est souvent les mecs les plus destroy qui se permettent une certaine tendresse dans leur chanson, et ça passe. Dans les yeux de ma mère il y a toujours une lumière ça passe chez Arno, mieux que chez d’autres gens, je pense.
Es-tu blessé par ce que tu entends parfois de la bouche de tes détracteurs ? Ce que je sais c’est que les détracteurs ne m’aimeront pas davantage maintenant. Je ne crois pas au type qui fait un album un peu différent et dont les gens disent « en fait j’aime bien maintenant ». Je pense que c’est une cause perdue. C’est pour ça aussi que j’ai mis Les jambes de Steffi Graff à la fin de l’album parce que j’ai regardé l’ensemble, et j’ai vu qu’il n’y avait aucun titre avec un nom propre… Je me suis dit que ça faisait un peu truc fait exprès, donc j’ai remis cette chanson comme un clin d’œil, puisque c’est une référence sportive, que c’est piano voix, avec un nom propre, et une mélodie et des textes mélancoliques et nostalgiques. Mais sinon, je me suis rendu compte que souvent les gens qui faisaient les papiers les plus durs sur moi, lorsque je les croisais, je m’apercevais que c’étaient les gens les plus proches de moi, physiquement même, dans leur manière de s’habiller… Mais bon, après, souvent, un papier assassin, c’est un moteur, ça motive. Le truc c’est qu’avant je refusais de faire certaines émissions avec beaucoup d’audience, je m’appliquais à rester discret et tout, et puis au final je me faisais allumer par certaines personnes malgré tout, pour des choses que je ne faisais pas… Alors aujourd’hui je m’assume plus, je suis sur la pochette, je vais à la télé et puis voilà. Ce qui compte beaucoup pour moi c’est d’être reconnu aussi par des chanteurs de ma génération, que Dominique A m’aime bien c’est un truc assez important. Sinon, de savoir qu’il y a des gens qui ne peuvent pas rentrer à ton concert parce que c’est complet, c’est très con, c’est très orgueilleux, mais c’est une idée agréable. Quitte à ne faire que des salles toutes petites…(rires).
C’est ta collaboration avec Lhasa qui t’a amené à arrêter un peu les références, le name-dropping ? C’est parti de Lhasa oui. Pour l’album de duos Tôt ou Tard, je devais faire une chanson avec elle (L’Echelle de Richter). Comme elle n’est pas française et ne partage pas ma culture, elle m’avait demandé de faire une chanson sans référence. Je me suis donc dit que c’était le moment d’arrêter d’avoir ce paravent. Et puis les gens ont trouvé la chanson touchante, alors j’ai commencé à écrire de cette manière là. C’était moins facile car le système de référence est un truc que j’aime vraiment, j’adore qu’il y ait des moments comme ça de retour très concret. Quand Miossec dit « quand je fais l’amour je me demande ce qu’il y a sur la Trois », ça me parle. Après pour une chanson comme Il fait si beau, il fallait ce système de références. Sur Sous les avalanches, j’ai écrit le texte sans mettre des noms de personne mais de façon à ce que les gens comprennent eux-mêmes.
Tu as appris le piano assez tard… J’ai fait une première littéraire, pas très catchy en termes de compétition. C’était donc assez tranquille et pendant un an je ne n’ai fait que du piano, je prenais des cours avec une dame, une bourgeoise avec un peu un grain de folie. C’était une super année. Très vite j’ai demandé à jouer des chansons, mon but à ce moment là, ce n’était pas de composer, mais de jouer des chansons dans des soirées, comme beaucoup de gens. Jouer des chansons de Michel Berger et tout. Tout ce qui était pop rock c’était avec un groupe, à la guitare. Cat power, le premier album c’était super, tu pouvais jouer tous les morceaux sur deux cordes à la guitare (rires). Le piano en revanche c’était très collégial, des chansons qu’on pouvait chanter à plusieurs. Je me souviens de ce truc dans les soirées où quelqu’un disait « oui y avait Machin, il jouait du piano comme un dieu ». Cette expression là, « comme un dieu » (re-rires)..Tu sais toutes ces soirées dans des appartements, il y a un salon et il y a un mec qui s’installe avec sa clope et puis qui met ses mains là et puis il y a du monde autour du piano et des mecs qui disent « ah mais c’est dingue je savais pas que tu jouais du piano » et là il répond « bah ouais j’en ai fait douze ans »…. Plein de gens viennent me voir pour me dire « oui c’est génial le piano j’en ai fait douze ans ». C’est vraiment un instrument Bac +. Il y a un nombre de gens en France qui ont fait douze ans de piano impressionnant. (Rires).
Qu’est ce que tu as gardé de cet apprentissage ? Le piano voix m’a appris à respecter le côté music hall. J’ai sincèrement toujours autant aimé Les Frères Jacques que The Divine Comedy. Au début les gens me demandaient si c’était pas un peu une pause, mais non, aussi con que ça puisse paraître, les Frères Jacques je les ai vus, les gens étaient morts de rire puis super émus, c’était super. Après, tu vas voir Laura Veirs en première partie de Syd Matters, tout le monde s’en fiche, à l’entracte tout le monde parle. C’est super dur je trouve ce côté dans la scène indé. Dans la chanson, il n’y pas du tout ce genre de comportement. Et puis le fait d’avoir fini ma tournée piano-voix à l’Olympia c’était très important. Je n’avais pas de fantasme de plus que l’Olympia pour le piano voix…Pour le reste, je ne sais pas encore…
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Avec l'aimable autorisation de Tôt ou Tard _________________ *-*-*-*-*-*-* En fait c'est plus généralement Jeanne... |
|  | | Jeanne-et-Nicolas blablateuse professionnelle


Inscrit le : 07 Juil 2006 Messages : 504
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Jeu 4 Jan à 12:19 | |
| Prochain single (ce mot existe -t-il encore???): Les piqûres d'araignée entendu ce matin sur RTL _________________ *-*-*-*-*-*-* En fait c'est plus généralement Jeanne... |
|  | | Ange-Elle fée lyrique


Inscrit le : 12 Avr 2005 Messages : 3007 Localisation : France d'en bas !
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Jeu 4 Jan à 13:30 | |
| | Jeanne-et-Nicolas a écrit: | Prochain single (ce mot existe -t-il encore???): Les piqûres d'araignée entendu ce matin sur RTL |
Oui ... J'crois que l'offensive a été lancée depuis quelques semaines déjà _________________ "Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance." |
|  | | CaroD Langue pendue


Inscrit le : 20 Avr 2005 Messages : 255 Localisation : XVIIIe arrondissement de Paris
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Ven 5 Jan à 17:00 | |
| | Jeanne-et-Nicolas a écrit: | Prochain single (ce mot existe -t-il encore???): Les piqûres d'araignée entendu ce matin sur RTL |
Encore un choix étrange de la part de tôt Ou tard... Pourquoi n'ont-ils pas choisi "Il fait si beau" ? Décidément, ce label m'étonnera toujours. _________________ ...quand ses rondeurs douillettes s'endorment sous sa couette... |
|  | | trollmopsbaveux Rang: Administrateur

Inscrit le : 11 Avr 2005 Messages : 1478 Localisation : dans la cave du forum
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Ven 5 Jan à 17:55 | |
| Perso je préfère les piqûres... Mais pourquoi, il fait si beau? Penses-tu qu'elle fasse meilleurs route en single que les piqûres? Est-elle plus entraînante, plus radiophonique ?  |
|  | | Ange-Elle fée lyrique


Inscrit le : 12 Avr 2005 Messages : 3007 Localisation : France d'en bas !
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Ven 5 Jan à 20:20 | |
| "Il fait si beau" ferait une belle entrée au printemps je trouve ...
Moi j'aurai bien vu "j't'ai même pas dit" en deuxième single... Ou encore "Marine" ou "Déja toi"... _________________ "Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance." |
|  | | CaroD Langue pendue


Inscrit le : 20 Avr 2005 Messages : 255 Localisation : XVIIIe arrondissement de Paris
 | Sujet: Re: Profitons de la promo... Sam 6 Jan à 15:05 | |
| | trollmopsbaveux a écrit: | Perso je préfère les piqûres... Mais pourquoi, il fait si beau? Penses-tu qu'elle fasse meilleurs route en single que les piqûres? Est-elle plus entraînante, plus radiophonique ?  |
Oui, elle "marcherait mieux" je pense.
| Ange-Elle a écrit: | "Il fait si beau" ferait une belle entrée au printemps je trouve ...
Moi j'aurai bien vu "j't'ai même pas dit" en deuxième single... Ou encore "Marine" ou "Déja toi"... |
Pas bête du tout l'idée du printemps pour sortir "Il fait si beau" ! Tôt Ou tard aura-t-il la bonne inspiration... ? Et c'est vrai que pour l'hiver sortir "Marine" et "Déjà toi" auraient été de bonnes idées. _________________ ...quand ses rondeurs douillettes s'endorment sous sa couette... |
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